Diagnostic plan

Plan diagnostique

Scarlet était une chienne vive, alerte et réactive. Elle semblait bien hydratée et présentait un bon indice corporel avec un poids stable depuis la dernière visite.

Laboratory findings

Résultats de laboratoire

  • L’hémogramme de Scarlet n’a rien révélé de particulier, cependant, ses autres examens diagnostiques sanguins et urinaires ont suscité certaines inquiétudes.
  • Elle avait un taux de SDMA* augmenté de 17 μg/dL (0 – 14 μg/dL) et une faible densité urinaire de 1,026. Son taux de créatinine se situait dans l’intervalle de référence à 1,5 mg/dL.
  • Les taux de T4 totale et de T4 libre étaient normaux mais bas.
Treatment plan and follow-up

Plan de traitement et suivi

  • Scarlet a commencé un traitement par la L-thyroxine pour une hypothyroïdie présumée.
  • Une visite de réévaluation avait été prévue 2 à 3 semaines plus tard pour un suivi au moyen de la FSC, du bilan biochimique, du test de la T4 totale et d’une analyse d’urine complète.
  • D’autres tests envisagés comprenaient l’imagerie diagnostique des reins et des structures associées ainsi qu’un rapport protéine/créatinine urinaire et la mesure de la tension artérielle.

 

Visite de réévaluation 2 semaines plus tard : Le propriétaire a rapporté que Scarlet semblait plus active. Son résultat pour la T4 totale se situait bien à l’intérieur de l’intervalle normal, son taux de SDMA restait augmenté à 18 μg/dL, et son taux de créatinine se situait toujours dans l’intervalle de référence. La densité urinaire restait faible à 1,027.

Action plan and results

Plan d’action et résultats

  • En raison de l’élévation persistante du taux de SDMA, une échographie des reins de Scarlet et des structures associées a été prévue.
  • L’échographie a révélé que le rein gauche était un peu arrondi et légèrement irrégulier avec une légère dilatation du bassinet du rein et des changements qui résulteraient d’infections rénales antérieures.
  • La culture d’urine était négative; le rapport protéine/créatinine urinaire était de 0,0 et la tension artérielle systolique moyenne était normale à 140 mm Hg.
  • Scarlet a continué de présenter une élévation persistance du taux de SDMA et une imagerie rénale anormale. Basés sur les lignes directrices de classification de la maladie rénale chronique (MRC) de l’International Renal Interest Society (IRIS), ces résultats indiquaient une maladie rénale chronique de stade 2, sous-stade tension normale et non protéinurique.
  • Le plan de traitement de Scarlet comprenait l’instauration d’une diète  thérapeutique rénale et la poursuite du traitement par la L-thyroxine et l’accès à des sources d’eau fraîche à la maison, avec des rendez-vous plus réguliers pour surveiller sa santé rénale. Une visite de réévaluation 3 mois plus tard était prévue pour effectuer une FSC, un bilan biochimique, le test de la T4 totale et une analyse d’urine complète.

 

Visite de réévaluation 3 mois plus tard : Scarlet aurait démontré un comportement normal. Son taux de T4 totale se situait toujours bien dans l’intervalle de référence, et l’hémogramme ne présentait aucune particularité. Son taux de SDMA était de 15 μg/dL, et son taux de créatinine se situait toujours dans l’intervalle normal. La densité urinaire restait faible à 1,027.

Visite de réévaluation 6 mois plus tard : Étant donné le degré d’activité de Scarlet, l’amélioration des résultats diagnostiques et les rapports faits par le propriétaire de l’animal, des bilans deux fois par année ont été recommandés dans l’avenir. À cette époque, le taux de SDMA de Scarlet se chiffrait toujours à 15 μg/dL, son taux de créatinine était toujours compris dans l’intervalle normal, et sa densité urinaire était à 1,026.

Discussion

La SDMA est un biomarqueur plus fiable de la maladie rénale que la créatinine, et elle a contribué à définir un plan de suivi médical strict pour Scarlet, même aux premiers stades des changements rénaux.

L’intervention précoce et le soutien de la fonction rénale de Scarlet par un régime d’appoint adapté aux troubles rénaux ont aidé à stabiliser les résultats de la SDMA au cours de ses visites de réévaluation de suivi. Les preuves ont montré que l’on peut se fier à la SDMA pour la détection précoce de la maladie rénale et que l’intervention alimentaire avant une hausse de la créatinine peut avoir des effets bénéfiques sur la santé des reins1.1,2

 

Raports du patient

Rapports du patient

Rapports de biochimie (31 décembre)
Rapports d'analyse urinaire (31 décembre)
T4 totale et T4 libre (31 décembre)
Biochimie (18 janvier)
T4 totale (18 janvier)
Biochimie (27 mars)

*diméthylarginine symétrique.

Références

  1. Hall JA, Yerramilli M, Obare E, Yerramilli M, Yu S, Jewell DE. Comparison of serum concentrations of symmetric dimethylarginine and creatinine as kidney function biomarkers in healthy geriatric cats fed reduced protein foods enriched with fish oil, L-carnitine, and medium-chain triglycerides. Vet J. 2014;202(3):588–596.
  2. Hall JA, Yerramilli M, Obare E, Yerramilli M, Melendez LD, Jewell DE. Relationship between lean body mass and serum renal biomarkers in healthy dogs. J Vet Intern Med. 2015;29(3):808–814.
  3. Nabity MB, Lees GE, Boggess M, et al. Symmetric dimethylarginine assay validation, stability, and evaluation as a marker for early detection of chronic kidney disease in dogs. J Vet Intern Med. 2015;29(4):1036–1044.
  4. Hall JA, Yerramilli M, Obare E, Yerramilli M, Jewell DE. Comparison of serum concentrations of symmetric dimethylarginine and creatinine as kidney function biomarkers in cats with chronic kidney disease. J Vet Intern Med. 2014;28(6):1676–1683.
  5. Hall JA, Yerramilli M, Obare E, Yerramilli M, Almes K, Jewell DE. Serum concentrations of symmetric dimethylarginine and creatinine in dogs with naturally occurring chronic kidney disease. J Vet Intern Med. 2016;30(3):794–802.