Diagnostic plan

Plan diagnostique

Un hémogramme, un bilan biochimique comprenant le test IDEXX SDMA® et un bilan électrolytique, une analyse d’urine complète et un dosage de la T4 totale sont les tests recommandés à titre de profil gériatrique de base. L’hémogramme de Reese se situe dans les limites de la normale. Les autres résultats sont indiqués ci-dessous.

Diagnostic review

Examen diagnostique

Les résultats diagnostiques de Reese ont révélé une augmentation de la SDMA, un taux de créatinine normal et une augmentation de l’urée. Sa capacité de concentration de l’urine n’est pas adéquate; la densité urinaire étant à 1,018. On observe également un sédiment urinaire actif avec plus de 100 leucocytes par champs et une bactériurie marquée. À la lumière de ces résultats, une culture d’urine et un antibiogramme ont été réalisés, et on a observé plus de 100 000 bactéries/ml (Escherichia coli) sensibles à la plupart des antibiotiques, y compris l’amoxicilline et l’amoxicilline/acide clavulanique.

Diagnostic review

Plan de traitment et suivi

ÉVALUATION

L’augmentation de la SDMA et la densité urinaire trop faible indiquent clairement une diminution de la fonction rénale en plus d’une infection des voies urinaires.


Les diagnostics différentiels à considérer présentement :

  • Lésion rénale évolutive ou aiguë consécutive à une pyélonéphrite.
  • Maladie rénale chronique (MRC) avec une infection des voies urinaires inférieures concomitante.
  • Lésion rénale aiguë consécutive à une pyélonéphrite superposée à une MRC, aggravant la maladie rénale existante.
     

PLAN

Investiguer

Autres tests diagnostiques qui auraient été utiles, mais qui n’ont pas été réalisés :

  • Échographie abdominale pour trouver des signes de pyélonéphrite et exclure des urolithiases.
  • Tension artérielle, car l’hypertension est un facteur de confusion courant de la maladie rénale.

 

Prendre en charge

Traitement amorcé :

  • Clavamox® à  62,5 mg par voie orale deux fois par jour pendant un mois pour traiter une possible pyélonéphrite.
  • Eau fraîche et propre accessible en tout temps.
  • Nouveau régime alimentaire comprenant Hill’s® Prescription Diet® k/d® Feline et la formule vétérinaire Support rénal S de Royal Canin®.

 

Surveiller

Visite de suivi :

  • Idéalement, une visite de suivi a lieu 2 semaines plus tard pour évaluer la réponse au traitement.
  • Un suivi a été fait 1 mois plus tard pour vérifier si l’infection avait disparu et si la fonction rénale s’était améliorée.
  • Les tests diagnostiques de suivi ont révélé une baisse de la concentration de SDMA de 19 µg/dl à 15 µg/dl, l’absence de leucocytes ou de bactéries dans le sédiment urinaire et une culture d’urine négative.

 

DIAGNOSTIC ET PRISE EN CHARGE A LONG TERME

Diagnostic

  • Une pyélonéphrite est suspectée étant donné n l’amélioration de la fonction rénale après le traitement de l’infection des voies urinaires.
  • Lésion rénale aiguë causée par la pyélonéphrite superposée à une MRC.

 

Prise en charge à long terme

  • Traiter selon les lignes directrices de l’International Renal Interest Society (IRIS) pour une MRC de stade 2, notamment en prescrivant un régime alimentaire bénéfique pour les reins1. Pour en savoir plus, visitez idexx.com/sdma-iris.
  • Refaire une culture d’urine tous les mois jusqu’à l’obtention de résultats négatifs pendant 3 mois consécutifs.
  • Refaire la collecte de données minimales et la culture d’urine tous les 3 mois.

Discussion

  • La SDMA est un indicateur plus fiable de la fonction rénale que la créatinine permettant de déceler à la fois les lésions rénales aiguës et la maladie rénale chronique car elle est plus sensible et augmente plus tôt2–4.
  • Chez les animaux comme Reese, une augmentation de la SDMA en présence d’une infection des voies urinaires justifie une investigation additionnelle et l’instauration d’un traitement plus agressif de la pyélonéphrite.
  • La prise en charge et la surveillance à long terme de ces animaux peuvent aider à prévenir et à déceler de futures infections et ralentir l’évolution d’une MRC sous-jacente.

 

Raports du patient

Rapports du patient

Premiers résultats

Biochimie
Analyse d’urine
Culture d’urine et antibiogramme (CMI)

Vérification des résultats

Analyse d’urine
Culture d’urine
Biochimie

*diméthylarginine symétrique.

Références

  1. International Renal Interest Society. Lignes directrices de l’IRIS. www.iris-kidney.com. Consulté le 21 mars 2017.
  2. Nabity MB, Lees GE, Boggess M, et al. Symmetric dimethylarginine assay validation, stability, and evaluation as a marker for early detection of chronic kidney disease in dogs. J Vet Intern Med. 2015;29(4):1036–1044.
  3. Hall JA, Yerramilli M, Obare E, Yerramilli M, Jewell DE. Comparison of serum concentrations of symmetric dimethylarginine and creatinine as kidney function biomarkers in cats with chronic kidney disease. J Vet Intern Med. 2014;28(6):1676–1683.
  4. Hall JA, Yerramilli M, Obare E, Yerramilli M, Almes K, Jewell DE. Serum concentrations of symmetric dimethylarginine and creatinine in dogs with naturally occurring chronic kidney disease. J Vet Intern Med. 2016;30(3):794–802.